Yolande Adjie Coordonnatrice du Sipadak « Le pagne est vecteur d’intégration culturel »

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La deuxième édition du Salon international du Pagne africain de Dakar (Sipadak), se tiendra du 22 au 28 novembre 2017 à la place du souvenir, sous le thème : « Entreprendre avec le pagne » vise à « promouvoir la richesse du pagne africain ». Selon la coordonnatrice Yolande Adjie, ce salon a pour ambition d’être non seulement un évènement incontournable de l’univers du pagne au Sénégal, mais aussi une plateforme de discussions et d’échanges pour les exposants, panélistes et différents stylistes qui y sont attendus.

« L’objectif du SIPADAK est de promouvoir l’entreprenariat féminin en mettant l’accent sur le manque de financement dans le secteur du tissu. Plus de 60 exposants sont présents. Il permet aussi d’offrir une plateforme d’échanges et de discussions autour du pagne pour mettre en valeur le savoir-faire des artisans qui travaillent ce textile », a déclaré Yolande Adjie, coordonnatrice du SIPADAK. Et ajoute que si certains tissus et pagnes, comme le wax, ne sont pas fabriqués en Afrique, ils n’en représentent pas moins le continent d’où, selon elle, l’importance de promouvoir le pagne et d’encourager les femmes à le promouvoir davantage. Selon elle, si l’évolution économique est garantie, comme en témoigne la présence de plus d’une soixantaine de PME à ce salon, il faut dire le pagne est vecteur d’intégration culturel, économique des peuples d’Afrique. « Les artisans qui participent à ce 2ème salon en sont une parfaite illustration.

Il faut magnifier le travail et la créativité des stylistes africains. Le SIPADAK est une opportunité de s’informer sur le pagne, ses qualités et ses avantages. Une manière de découvrir toute la diversité du pagne africain et de l’art africain », a-t-elle fait savoir, avant de terminer par dire que le SIPADAK contribuera à renforcer notre consommation locale en matière de mode. Dame Diop, Directeur général du fonds de financement de la formation professionnelle et technique, de son coté, de noter qu’il demeure important de soutenir et d’encourager ces initiatives telles que SIPADAK. Car, dans de nombreux pays du continent, le port du pagne est un élément important de l’identité culturelle des peuples. Une culture vestimentaire qui traverse le temps grâce au travail des artisans, alimentant ainsi toute une chaine de valeur économique. « Le SIPADAK constitue une opportunité pour les artisans et créateurs de mode de montrer leur savoir-faire devant un public averti.

L’un des défis de la création artisanale dans le nombreux pays africains reste le financement et l’écoulement de la marchandise dont le thème de cette édition est l’accès au financement. Mes ces défis peuvent être relevés grâce à des politiques de qualité et de compétitivité sur marché », a laissé entendre M. Diop. Selon lui, le gouvernement a pris des décisions historiques. D’abord dans la formation des artisans en mettant en place un fonds de financement de la formation professionnelle qui accompagne particulièrement les artisans dans l’amélioration de la qualité des produits, dont le renforcement de leurs capacités. Mieux, le gouvernement a décidé de doter des artisans d’un fonds de financement d’un milliard qui a commencé à être mobilisé par les artisans. « La présence des artisans contribuera à l’envie de la consommation locale en matière de mode », a-t-il dit.

Khady Thiam COLY


Source : Rewmi.com

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