Recettes fiscales: 1133 milliards mobilisées en fin juillet 2018 

18

Aux termes des sept premiers mois de l’année 2018, l’exécution budgétaire a été caractérisée par une évolution modérée des principaux agrégats budgétaires. En effet, les ressources mobilisées à fin juillet 2018 (1313,1 milliards) se sont confortées de 5,5% en glissement annuel, alors que les dépenses (1751 milliards) ont progressé de 3,9%. Au total, le solde budgétaire global est estimé en déficit de 437,9 milliards, contre un déficit de 440,2 milliards un an auparavant.

Les recettes fiscales mobilisées en fin juillet 2018 sont estimées à 1133 milliards, selon la Direction générale de la planification et des politiques économiques. Elles se sont confortées de 4,5% à la faveur, notamment, de la bonne tenue de l’impôt sur le revenu et des recettes douanières qui se sont respectivement accrus de 16,1% et 4,7% pour atteindre 206,1 milliards et 360,3 milliards. Dans une moindre mesure, la TVA intérieure hors pétrole (155,9 milliards), les taxes spécifiques sur la consommation (76,6 milliards), la taxe sur les activités financières (35 milliards) ainsi que la CODEC (Contribution au développement économique avec 13,2 milliards), ont amélioré la collecte de ressources, se consolidant, respectivement, de 4,6 milliards, 7,3 milliards, 3,4 milliards et 4,3 milliards. Toutefois, détaille la source, cette dynamique a été amoindrie par une baisse des recettes perçues au titre du pétrole, notamment sur la TVA à l’import et le Fonds de Sécurisation des Importations de Produits Pétroliers (FSIPP)  qui se sont, dans l’ordre, évaluées à 9,3 milliards et 40 milliards. Pour leur part, les dépenses globales sont évaluées à 1751 milliards à fin juillet 2018, augmentant de 65,6 milliards  en glissement annuel. Cette situation reflète l’accroissement des dépenses courantes, amoindri par un repli des dépenses d’investissement. En effet, en cumul à fin juillet 2018, les dépenses courantes, chiffrées à 1069,8 milliards, ont augmenté de 104,9 milliards sous l’effet des charges de fonctionnement, de la masse salariale et des intérêts sur la dette publique qui ont enregistré des hausses respectives de 10,3%, 9,3% et 16,6% pour se situer à 521,1 milliards, 379,7 milliards et 169 milliards. De ce fait, la progression des dépenses de fonctionnement est notamment tirée par la progression des transferts et des subventions, tandis que celle de la masse salariale est portée par les récentes revalorisations ainsi que les rappels et des régularisations. S’agissant des investissements, ils se sont contractés de 39,3 milliards sur un an pour se situer à 681,2 milliards à fin juillet 2018. Cette évolution est principalement perceptible à travers les dépenses en capital sur ressources intérieures qui ont diminué de 6,9% pour se situer à 411,5 milliards. Les investissements sur ressources extérieures  ont également reculé  sur la période.

Zachari BADJI


Source : Rewmi.com

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here