Procès Imam Ndao : Sarkozy cité comme instigateur

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Les avocats des accusés de terrorisme ont, depuis des semaines, occupé le prétoire pour tenter de démonter les charges qui pèsent sur leurs clients. Ils défilent un à un pour faire leurs plaidoiries devant la Chambre criminelle du tribunal de Dakar, dans le cadre du procès de Imam  Ndao et de ses 29 co-accusés. Ces derniers sont poursuivis pour acte de terrorisme, apologie du terrorisme, blanchiment d’argent, financement du terrorisme, entre autres.

Ce lundi 28 mai qui marque le 24e jour du procès, la défense était à pied d’œuvre afin d’obtenir la relaxe pure et simple de ses clients. Pour Me Babacar Ndiaye, avocat de l’accusé Moustapha Diatta «c’est plutôt l’ancien président français, Nicolas Sarkozy que l’on devrait poursuivre pour acte terroriste au lieu de s’attarder sur un dossier vide». Développant son argumentaire, Me Ndiaye déclare que c’est l’ancien président français «qui a créé cette situation».

En ce qui concerne les accusations portées contre son client, Moustapha Diatta, Me Babacar Ndiaye allègue qu’il n’y a aucun acte qui justifie l’acharnement du parquet. Car, justifie la robe noire, «jusqu’à l’heure où nous sommes, il n’y a aucun acte qui prouve l’accusation du parquet. Selon les dires du parquet, Moustapha Diatta avait aidé la femme de Abdallah Ba et sa famille à rejoindre son mari en Lybie. Nous sommes en droit pénal, et le droit pénal se base sur la certitude. On ne peut pas se baser sur des suppositions».

En effet, lors de son interrogatoire, l’accusé a avancé qu’il est un agent financier. Il avait aussi clamé son innocence en prouvant qu’il travaillait du lundi au vendredi dans une agence de la place. Par contre, le prévenu n’a pas nié le fait de s’être rendu en Libye. Par contre, pour son avocat, le fait de s’être rendu dans une zone de conflit ne justifie pas que ces personnes soient des terroristes.

«Le fait d’aller en Libye ne fait pas de la personne un terroriste. Boko-Haram est né dans une situation conjoncturelle. Et quand nous sommes invités, nous sommes obligés de participer par la force. Parce que les Occidentaux ont mis cela sur la table. Si on devait poursuivre quelqu’un pour acte de terrorisme, c’est Sarkozy qu’on devrait poursuivre pour terrorisme. Parce que c’est lui qui a créé cette situation», a insisté Me Babacar Ndiaye.

Source : SeneNews.com

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