Pêche : Les acteurs  en concertation sur l’axe 2 de la SNAMPS

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Le Directeur des Pêches maritimes (DPM), Mamadou Goudiaby, a présidé hier à Mbour l’ouverture d’un atelier d’élaboration et de validation du plan d’action participatif visant à appuyer les actions de l’axe 2 de la Stratégie nationale des Aires marines protégées (AMP) du Sénégal (SNAMPS), relatives à une pêche durable dans les AMP de Cayar, Joal-Fadiouth et Sangomar.

Le Directeur des Pêches maritimes (DPM), Mamadou Goudiaby, a  déclaré, à Mbour : « malheureusement, nombreux sont les pêcheurs  qui pratiquent la pêche de capture et qui sont confrontés à des difficultés d’exploitation et à des problèmes délicats ». A cette occasion, il a fait savoir que l’accès aux ressources naturelles et leur utilisation sont les principaux sujets de controverse. De la sorte, les ressources naturelles renouvelables et les stocks de poissons disparaissent faute de gouvernance rationnelle. Sur ce, M Goudiaby a fait savoir que la nouvelle Lettre de politique sectorielle de développement de la pêche et de l’aquaculture (LPSDPA), qui couvre la période 2016-2023, devra permettre de contribuer au renforcement de la sécurité alimentaire, à la croissance économique et au développement local. Toutefois, il a reconnu que la pêche est une composante essentielle du développement durable. Elle joue un rôle stratégique et de soutien à la croissance de l’économie nationale en contribuant à la réduction du déficit de la balance des paiements et chômage. En effet, la valeur ajoutée du sous-secteur de la pêche  est estimée à 161 milliards de FCFA en 2017, soit une contribution de 7,1% au PIB du secteur primaire, d’après le document de l’état de mise en œuvre de la politique économique et sociale en 2017, présenté à l’occasion de la revue annuelle conjointe (RAC- 2018). Les produits de la pêche sont au premier rang des exportations en 2017, avec 244,66 milliards de FCFA et représentent 14,32% des recettes d’exportations du pays. Pour sa part, Gaoussou Guèye,  Président de la Confédération africaine des organisations professionnelles de pêche artisanale (CAOPA), a indiqué qu’ils veulent contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations à travers le renforcement des aires marines protégées. A l’en croire, leur choix d’intervenir dans ce domaine est dicté par leur mission qui consiste à étudier toute question et à réaliser ou participer à la mise en œuvre de toute activité relative à la gestion et à l’exploitation durable des ressources halieutiques. « Cette option s’inscrit en droite ligne des orientations définies dans les conventions et instruments internationaux portant sur la gestion et l’exploitation des ressources halieutiques, tels que l’Objectif 14 du développement durable à l’horizon 2030, et le Code de conduite pour une pêche responsable », a soutenu M. Guèye. Et d’expliquer que c’est pour toutes ces raisons qu’ils ont pris l’engagement, lors de la conférence sur les Océans à Malte en 2017, de promouvoir en Afrique le développement, d’une manière transparente, participative et sensible aux enjeux de genre, de plans d’actions nationaux pour une pêche artisanale durable.

Zachari BADJI


Source : Rewmi.com

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