Macky à Abidjan: Les détails sur une visite économique

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Le Président de la République effectue une visite d’Etat en Côte d’Ivoire du 20 au 22 juin 2019. L’économie est l’enjeu de premier ordre du déplacement de Macky Sall au pays d’Houphouët-Boigny.
Le président de la République Macky Sall s’est rendu hier jeudi 20 juin en Côte d’Ivoire pour une visite de travail qui prend fin le 22 juin prochain. Selon des sources de la présidence, cette visite s’inscrit dans le cadre du raffermissement des relations bilatérales entre les deux pays qui ont en commun des défis liés à la transformation structurelle de leurs économies qui ont fait cap sur l’émergence. Les deux présidents, Macky Sall et Alassane Ouattara ont convenu de poursuivre un partenariat ivoiro-sénégalais dynamique, afin de lever les obstacles sociaux économiques qui pourraient perturber le cycle de croissance durable et inclusive qui fait de la Côte d’Ivoire et du Sénégal, les locomotives de la sous-région ouest-africaine.
L’énergie au coeur de la visite
Lors de son séjour en Côte d’Ivoire, le Président Macky Sall effectuera une visite à la Compagnie Ivoirienne de Production d’électricité le vendredi 21 juin 2019. Leader de la production électrique indépendante en Côte d’Ivoire, la centrale thermique de CIPREL (Compagnie Ivoirienne de Production d’Électricité) est composée de sept turbines à combustion qui utilisent comme combustible principal le gaz naturel extrait au large des côtes ivoiriennes et d’une turbine à vapeur. La puissance installée de la centrale est de 556 MW avec une production annuelle estimée à 3 810 GWh. CIPREL opère via un contrat de concession, courant jusqu’en 2035, avec l’État de Côte d’Ivoire. CIPREL est détenue à 83,3 % par Eranove. L’ensemble du périmètre de CIPREL est certifié QSE : ISO 9001, OHSAS 18001, ISO 14001. CIPREL a atteint le stade confirmé du référentiel ISO 26 000 pour son engagement dans la responsabilité sociétale d’entreprise (RSE).
Signatures d’accords bilatéraux
Il nous revient que le Président Macky Sall mettra à profit son séjour en Côte d’Ivoire pour signer plusieurs accords bilatéraux qui viendront s’ajouter au Traité d’amitié et de coopération entre la République de Côte d’Ivoire et celle du Sénégal signé le 15 décembre 1971 à Abidjan, à l’Accord portant création de la Grande commission mixte de coopération ivoiro-sénégalaise paraphé le 15 décembre 1971 à Abidjan, à l’Accord sur la coopération dans le domaine des ressources halieutiques et aquacoles conclu l 12 mars 2014 à Dakar, à l’Accord de coopération dans le domaine du tourisme signé le 12 mars 2014 à Dakar et au Texte de coopération militaire et technique signé le 1er 2015 à Abidjan.
A noter qu’au Sénégal, comme en Côte d’Ivoire, une nouvelle dynamique économique est insufflée par l’Etat grâce à la mise en œuvre de politiques macroéconomiques et sectorielles visant à créer et à renforcer des pôles de compétitivité mais également à promouvoir les investissements publics et privés, la participation du secteur privé national dans la transformation des produits et la diversification des exportations. En outre, la confiance renouvelée des partenaires techniques et financiers a permis au Sénégal et à la Côte d’Ivoire de lever d’importants capitaux pour financer leurs programmes d’émergence respectifs. Ces performances sur le marché financier leur ont permis de mobiliser et de canaliser les capitaux privés nationaux vers les objectifs de développement en cohérence avec les plans gouvernementaux.
Ainsi, au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) le Sénégal et la Côte d’Ivoire affichent les meilleures performances économiques. Au titre des taux de croissance de l’espace UEMOA, la Côte d’Ivoire, affiche un taux de 7,7%, le Sénégal 6,8%, le Bénin (6,8%), le Burkina Faso (6,7%), la Guinée-Bissau (3,8%), le Mali (5,1%), le Niger (5,2%), et le Togo (4,8%). Du point de vue de la production dans l’espace UEMOA, le Sénégal et la Côte d’Ivoire affichent également de belles performances. Dans un contexte caractérisé par une hausse modérée des prix avec un taux d’inflation de 0,9% en 2018, un accroissement de la masse monétaire consécutif à la progression des actifs extérieurs nets et du crédit intérieur, une amélioration de l’excédent du solde global des échanges extérieurs et une hausse des ressources levées sur le marché financier régional, les deux pays ont réussi le pari de la mise en œuvre des programmes de développement agricole.
Sénégal-Côte d’Ivoire : un partenariat gagnant

Cette bonne tenue du secteur primaire est essentiellement liée à la hausse de la production agricole ; celle du secteur secondaire est portée par le dynamisme des BTP (Bâtiments et Travaux Publics), en liaison avec la poursuite des travaux de construction d’infrastructures de base et la vitalité des industries extractives. Mais aussi et surtout le secteur tertiaire soutenu par les activités commerciales, les transports et les télécommunications. Dans l’espace CEDEAO, la Côte d’ivoire et le Sénégal sont, avec le Nigeria et le Ghana, parmi les quatre géants qui produisent la quasi totalité de la richesse régionale et réalisent plus des 3/4 des transactions commerciales. En plus de leur rôle économique de premier plan, le Sénégal et la Côte d’Ivoire se distinguent par leur engagement politique en faveur de l’intégration régionale et la construction d’un marché commun en Afrique de l’Ouest. La problématique des marchés nationaux nécessite la constitution de grands ensembles pour élargir le périmètre des échanges dans l’espace sous-régional. Dans cette optique, le Sénégal et la Côte d’Ivoire jouent leur partition avec, en perspective, des investissements dans différents secteurs d’activités : les secteurs halieutiques, agro-alimentaires, pharmaceutiques, les transports, le bâtiment et la construction, des banques, les assurances, le commerce électronique, les télécommunications et les TIC, etc.
M. BA


Source : Rewmi.com

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