L’ombre de Zidane plane (déjà) sur Deschamps

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A la veille du match de préparation des Bleus face à l’Italie vendredi, à Nice (21h), Didier Deschamps s’est retrouvé bombardé de questions en conférence de presse sur la retentissante décision de son ami Zinedine Zidane de quitter Madrid.

C’est évidemment Raphaël Varane qui le premier a donné l’alerte. Alors que les Bleus étaient en transit vers Nice, où ils affronteront vendredi (21h) l’Italie en match de préparation à la Coupe du monde en Russie (14 juin-15 juillet), le défenseur madrilène était forcément sensible à la nouvelle aux allures de séisme qui venait d’ébranler Madrid et avec toute la planète foot.

La démission de Zinedine Zidane s’est invitée dans le quotidien de l’équipe de France et surtout de son sélectionneur. Un Didier Deschamps que sa proximité évidente avec l’ex-coach madrilène désigne de manière inévitable pour décortiquer les raisons de ce départ brutal. En pleine gloire, après un troisième sacre de rang des Madrilènes en Ligue des champions.

« Pression positive »

Qui mieux que le capitaine de France 98 pour analyser l’évènement du jour : « C’est sa décision, je la respecte évidemment. Connaissant « Zizou », il a dû longuement réfléchir et s’il a pris cette décision, c’est parce qu’il est convaincu que c’est la meilleure pour lui. En regardant ce qu’il a réalisé sur ces trois ans, c’est quelque chose de fantastique pour lui et pour son club. Je peux comprendre qu’il prenne cette décision« , considère « DD ». « Il a cette liberté-là, certains la prennent, d’autres pas. Certains sont aussi obligés de partir. (…) Je n’ai pas tous les éléments, mais avec tous les moments qu’il a connus, la réussite qu’il a connue… On se connait suffisamment bien avec « Zizou », on a un respect mutuel, on a eu l’occasion d’échanger et je peux imaginer ce qui l’a amené à prendre cette décision. De toute façon, quelle que soit la porte, elle est toujours grande avec « Zizou ». Parce qu’il a maintenant en tant qu’entraîneur un parcours identique à celui qu’il a eu en tant que joueur, c’est à dire hors normes. »

On aurait pu en rester là. Mais ç’aurait été faire une impasse impardonnable. Sur l’avenir d’un Zidane candidat naturel désormais à l’équipe de France. Sa décision ne met-elle pas de facto une pression positive sur le sélectionneur en place pour redoubler d’efforts dans la quête d’une nouvelle étoile en Russie ? « Une pression positive, je ne sais pas. Il faudrait que la pression existe à la base, préfère en rire Deschamps. Vous savez comment je fonctionne. On m’a posé des questions(sur son avenir) avant la Coupe du monde en 2014 et avant l’Euro 2016. Moi, aujourd’hui, je suis là en immersion avec mon groupe pour un objectif bien précis, toute mon énergie est focalisée sur cet évènement majeur qui nous attend. Il y aura un après Coupe du monde, oui, et c’est valable pour les joueurs comme pour moi. Vous me croyez ou vous ne me croyez pas, mais je ne me pose pas la question. » Serein « La Dèche » à l’entendre.

Un Deschamps plus ancré que jamais dans la réalité du moment. Et pas question de fantasmer sur une hypothétique victoire finale le 15 juillet, qui l’autoriserait à partir à son tour en pleine gloire. « Je n’y pense pas… Rien ne pourra me faire perdre mon calme et ma sérénité, confirme-t-il, même s’il ajoute : J’espère que vous aurez à me reposer la question. Mais je ne rêve pas« .

Pourrait-il seulement être honoré d’avoir à laisser les clés des Bleus à Zidane ? « Je n’ai pas les clés, s’amuse-t-il. Ce n’est pas moi qui tiens les clés, c’est mon président. Pour le moment, il (Zidane) a envie de profiter du repos, de sa famille et de ses proches. Après, certainement, à un moment, il sera sélectionneur, quand je ne peux pas le dire, mais ça me semble logique, ça arrivera quand ça arrivera. » Pour rappel, Deschamps est sous contrat avec la Fédération Française de football (FFF) jusqu’en 2020.

football.fr

Source : SeneNews.com

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