Les organisations de presse au chevet des travailleurs

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Elles ont été nombreuses à répondre à la journée de mobilisation et de solidarité convoquée par le Synpics, hier, devant la Maison de la presse. Une façon de dire « Non à la mort programmée de l’Aps ».

« Nous sommes en 2018, à l’heure où tout le monde a internet en permanence, l’Agence de presse du Sénégal n’a pas d’internet, n’a pas de téléphone, coupé depuis un an parce qu’on doit des dettes à la Sonatel.

Est-ce que vous imaginez cela ? Et on dit que c’est la première source d’informations. Donc, 60 ans et voilà que depuis plus de quinze ans, les choses vont de mal en pis », déclare Bamba Kassé, Secrétaire général du Synpics/Aps.

Selon lui, après deux mots d’ordre consécutifs de 96 heures pour une grève entamée depuis le 6 septembre, les agents de l’APS, réunis en assemblée générale d’Information, ont décrété un troisième mot d’ordre de 48 heures renouvelable, en plus de ce sit-in.

« Le bureau exécutif national du Syndicat des Professionnels de l’Information et de la Communication (Synpics), ainsi que les confrères d’autres organes, sont venu à notre soutien », se réjouit-il.

Pour Bamba Kassé, les Agents de l’APS restent mobilisés pour la satisfaction définitive des revendications afin de permettre à l’outil qu’est l’Agence de performer à nouveau, au service exclusif des Médias et des Populations, destinataires de sa mission de Service Public.

Magnifiant la grande mobilisation de la presse, Ibrahima Khaliloulah Ndiaye n’a pas manqué d’interpeller le Ministre de la Communication, Abdoulaye Bibi Baldé. « On a eu à rencontrer le Ministre de la Communication, notre ministre de tutelle. Vendredi dernier, on a eu une longue séance.

Et, ce n’était pas la première mais, jusqu’à présent, nous ne parvenons pas à faire retrouver à l’Aps sa dignité », dit-il.

Venu soutenir ses confrères, le journaliste de la Rts, Lucky Patrick Mendy, invite le gouvernement à trouver une solution rapide afin de préserver l’Aps.

« Je suis venu marquer ma solidarité envers mes confrères de l’Aps. Et je profite de l’occasion pour dire que la situation est très difficile.

Ainsi, je demander à l’Etat de prendre les mesures idoines pour donner plus de moyens afin de restructurer l’Aps parce qu’aujourd’hui, le statut de l’Aps est obsolète. Je reste convaincu que si le gouvernement met les moyens, l’Aps va prévaloir beaucoup plus de satisfaction», souligne-t-il.

 

Khady Thiam COLY

 


Source : Rewmi.com

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