Déni de grossesse : Quand le cerveau nie la réalité !

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Déni de grossesse : Quand le cerveau nie la réalité !
Déni de grossesse : Quand le cerveau nie la réalité !

Le déni de grossesse désigne le fait d’être enceinte sans avoir conscience de l’être. Et pour cause, le corps ne présente aucun des signes habituels de la grossesse : il n’y a pas de ventre, pratiquement pas de prise de poids, ni de masque de grossesse. Les mouvements fœtaux ne sont pas ressentis ou confondus avec des troubles digestifs. L’aménorrhée est souvent transitoire, voire absente. En l’absence de ces signes, l’entourage ignore lui aussi la grossesse si bien que les spécialistes parlent souvent de « contagion » du déni de grossesse. Ainsi, le conjoint présent dans 50% des cas ne sait rien.
Dans la pratique, on distingue deux types de déni :
– Le déni de grossesse partiel : la grossesse est découverte après le premier trimestre de grossesse mais avant le terme, lors de circonstances variables : via la perception des mouvements du fœtus par la mère ou le médecin, lors d’une échographie pour douleurs abdominales. Lors de la prise de conscience de cette grossesse, le corps de la femme peut se transformer en un temps record. De nombreux témoignages relatent ainsi un ventre qui « pousse » dès la grossesse reconnue. C’est le cas de Marion, qui témoigne : « Depuis fin janvier j’ai toujours eu tous les symptômes de la pré-ménopause précoce avec des règles en retard très longue et très abondantes, j’ai voulu attendre quelques mois pour être sure et tout noter avant de consulter, sauf que je n’ai pas eu mes règles le 23 Avril, le 05 Mai je décide de faire un test de grossesse avant d’aller voir le médecin, pour au cas où il me demanderait si j’en ai fait un. J’ai trois enfants et je n’en voulais plus d’autres. Alors quand j’ai vu la barre enceinte du test devenir bleu foncé c’était la panique totale.  Un vrai choc. Le lendemain matin j’avais déjà un petit ventre et les symptômes ont suivi dans la journée ; pendant deux semaines j’ai été très mal avec de fortes nausées toute la journée, et une grosse fatigue, puis j’ai commencé à sortir de ma bulle, à en parler et j’ai commencé à l’accepter. Mon ventre a du coup grossi un peu plus, les nausées se sont bien calmées et j’ai retrouvé l’appétit ». Parce que je ne voulais pas d’un bébé, mon cerveau m’a fait croire à autre chose. Je pense que quand je l’aurais vu à l’échographie, je vais en prendre conscience complètement. Je suis au troisième ou quatrième mois de grossesse.
-Second cas de figure, le déni de grossesse total : La grossesse n’est découverte qu’au moment de l’accouchement, lors d’une consultation aux urgences pour de fortes douleurs abdominales, ou lors de l’accouchement inopiné de la maman à son domicile. Ce témoignage l’illustre parfaitement : « je m’appelle kelly, à cette période de ma vie j’ai 19 ans, en couple depuis deux ans, tout se passe bien, je suis au lycée et passe mon bac en juin 2014. Le samedi 8 février 2014, on se fait une petite soirée avec des copains, pas loin de chez mes parents. La soirée se passe normalement, on rentre ce soir-là chez mes parents mon conjoint et moi vers 2h30 /3 h du matin, on se couche. Le dimanche 09 février 2014 à 8 heures, je commence à me sentir mal, de grosses douleurs abdominales me réveillent. Sam mon conjoint pense que j’ai surement mangé un mauvais truc et que ca va passer. Mais la douleur s’intensifie. A 11H30, n’y tenant plus, on part à l’hôpital, pensant que je faisais une crise d’appendicite.
Le gynécologue qui m’a reçu m’a fait une échographie, et d’un coup il éteint sa machine et me dit « madame, vous êtes à 7 de dilatation, je vous emmène tout de suite en salle d’accouchement ». Je sors de la salle en pleurs, j’annonce la nouvelle à maman et Marc… tout s’écroule ; je fais que dire que je n’en veux pas, des mots horribles, mais mettez vous à ma place. Imaginez que vous vous rendez à l’hôpital pour une crise d’appendicite, et on vous annonce que vous allez devenir maman alors que vous n’avez rien pour l’accueillir ? bref je rentre en salle d’accouchement et en deux poussées, le bébé est là. ; on me le met sur moi, on me félicite, « c’est un garçon, comment va-t-il s’appeler ? Heu…il a fallu trois jours pour lui trouver un prénom, nous avons donc décidé de l’appeler Ewen, qui signifie « Petite étoile en breton. Oui, j’ai fait un déni de grossesse à terme. … Pour notre plus grand plaisir il est en excellente santé et aujourd’hui il a 5 ans et demi, un petit frère de 2 ans …
Le cas de Martine, elle, est extrême : « Mon fils est né le 21 décembre 2018, j’ai su que j’étais enceinte quelques minutes avant d’accoucher et je n’est malheureusement pas eu la chance d’avoir un beau ventre… Avec la vraie sensation d’être enceinte ».
Autre cas, autre témoignage : « je vais vous parler de la plus belle surprise de ma vie. Le 05 Aout 2013 était pour moi la pire journée de ma vie et depuis 5 ans cette  journée  je la déteste, donc pour ne pas penser j’ ai préféré le 5 aout 2018,faire  le nettoyage d’été. Je suis allée déposer des affaires à la cave et en remontant, Bouuuum ! Grosse chute dans les escaliers. Je perds du sang  ; Je pense à mes règles : les dernières datent du 12 juillet.
 Je continue ma journée. Le lendemain, 06 aout, en allant travailler je me vide de sang en fermant ma porte d’entrée.
Je vais aux urgences rapidement, à 7h45 du matin, on me demande si je peux être enceinte :je dis non ! Ils font un test urinaire : négatif ! je leur avais bien dit !
Puis vint le moment de l’écho, faite par un interne et là il tourne et retourne son appareil, puis, 1,2,3, médecins dans la salle… je m’imagine tout… cancer, fibrome, tumeur… J’étais à mille lieux de m’imaginer que j’étais enceinte de 37 semaines… et oui, un petit garçon s’était cache pendant tout ce temps. Gabriel est né le 06 septembre 2018, à 19h04, 2, 880kg, et 47 cm. Pour le grand bonheur de tout le monde. Tout est bien qui finit bien ouf !…Même si c’est pas toujours le cas.  « J’ai fait un déni de grossesse total, admise aux urgences pour une occlusion intestinale, j’en sors avec une petite fille de 3,040kg. Quel choc ! mon instinct maternel s’est très rapidement mis en place . Ma fille va bientôt sur ses 11 ans. Mais je n’ai jamais eu d’autres enfants, je reste bloquée sur ce traumatisme ».

Les causes possibles du déni de grossesse :

la grossesse n’est pas uniquement un processus physiologique permettant la croissance du bébé ; c’est aussi un processus psychique durant lequel la femme devient « mère ». En cas de déni de grossesse, ce processus psychique n’a pas lieu en raison d’un conflit inconscient. Le psychisme niant la grossesse, toutes les manifestations physiques de la grossesse sont comme « bloquées ».

Oumy NDOYE

Source : SeneNews.com

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