PremiumContestations des décisions de Justice : quand l’Etat perd la notion de fair-play

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Il serait toujours sage de la part d’un justiciable, fût-il un Etat, de se conformer aux décisions de justice. Les procès sont comme les autres batailles : tantôt on en sort vainqueur, tantôt on y laisse des plumes. Il faut s’y faire. Cependant, depuis quelques temps, l’Etat du Sénégal apparaît comme un mauvais joueur qui n’en a que faire de la règle de « fair-play » et digère mal ses revers. Même quand il est désavoué par une cour de justice comme celle de la CEDEAO, l’Etat du Sénégal récuse et réfute tout.

Contrairement à ce que les tenants du pouvoir et avocats de l’Etat tentent parfois de faire croire au public, les procès impliquant l’Etat du Sénégal à des opposants (car depuis 2012, il n’y a que cela) ne sont pas toujours sanctionnés par la victoire du premier nommé. Il est vrai que souvent le droit est de leur côté, du moins avec les juridictions internes qui semblent acquises à la cause du pouvoir. Peut-être est-ce parce que les conseils de l’Etat sont les meilleurs. Même si c’est au nom de l’Etat que des poursuites sont enclenchées, il n’est un secret pour personne qu’en général c’est le pouvoir en place qui, par le biais du procureur, cherche à dérouler son jeu. Dès lors il est impossible de dissocier le binôme Etat/pouvoir. Ils se confondent dans tous leurs aspects et très souvent l’intérêt de l’Etat est celui-là même du pouvoir.

L’intervention des tenants du pouvoir sur les décisions de justice, à la place des avocats qui d’habitude mènent la bataille à l’intérieur des salles d’audience comme à l’extérieur, en dit long sur le mélange des genres entre Etat/pouvoir. C’est de bonne guerre, me dira-t-on et j’en …

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Source : SeneNews.com

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