Aujourd’hui, 17 mai 1988 : le président Abdou Diouf décrète la fin de l’état d’urgence après avoir libéré Abdoulaye Wade

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Aujourd’hui, 17 mai 1988 : le président Abdou Diouf décrète la fin de l’état d’urgence après avoir libéré Abdoulaye Wade
Aujourd’hui, 17 mai 1988 : le président Abdou Diouf décrète la fin de l’état d’urgence après avoir libéré Abdoulaye Wade

L’élection présidentielle du 28 février 1988 avait fini de plonger le Sénégal dans un cul-de-sac. Entre le rejet des résultats par le chef de l’opposition Abdoulaye Wade et les manifestations qui ont conduit à son emprisonnement dont les plus violentes ont eu lieu à Thiès après lsa détention, le président Diouf avait besoin de prendre des mesures qui iraient dans le sens de l’apaisement. C’est ainsi qu’après la libération de Wade, l’état d’urgence sera levé aujourd’hui le 17 mai 1988.

Accusé d’être l’origine même des manifestations de mécontentement,, l’opposant Abdoulaye Wade va être arrêté les heures qui suivent la proclamation des résultats faisant état de la victoire du président Abdou Diouf. Après trois mois et demi d’emprisonnement, il sera libéré le 11 mai 1988 dans le but de désamorcer la bombe de la contestation sociale qui prit le Sénégal en otage. En vérité, la détention de Wade donnait du fil à retordre au pouvoir en place qui avait du mal à faire face aux protestations qui avaient fini par toucher le milieu scolaire. Le pays avait semblé toucher le fonds surtout avec la violente mobilisation de l’opposition à Thiès sous le leadership de Boubacar Sall. Sorti de prison, l’opposant Abdoulaye Wade invite immédiatement les lycéens à regagner les salles de cours et demande à ses partisans, amassés devant la permanence du PDS depuis l’arrestation du pape du Sopi, de rentrer chez eux. Tout est ainsi rentré dans l’ordre.

Cette levée de l’état d’urgence ce 17 mai, jour de la korité, fait ainsi suite à l’apaisement obtenu avec le concours de Wade et annonce dans le même temps l’ouverture d’un dialogue politiquement sincère qui va conduire au code consensuel de 1992. A l’occasion de cette fête d’aïd-el-fitr, le président Abdou Diouf dit à propos de Wade : « le chef de l’opposition parlementaire a son mot à dire sur les problèmes économiques ainsi que sur la consolidation démocratique » en reconnaissant que tous deux aimaient le pays malgré leurs divergences. A la suite de la levée de l’état d’urgence, le chef de l’Etat Abdou Diouf va faire voter plus tard une loi pour amnistier Wade et Boubacar Sall accusé d’être le principal acteur des violences à Thiès aussitôt après l’élection de février 1988.

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Source : SeneNews.com

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