WACA lancé à Dakar pour améliorer la gestion des risques

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Le lancement de la plateforme WACA (West Africa Coast Area  Management Programm) s’est déroulé hier à Dakar, en présence  du ministre Mame Thierno Dieng, ministre de l’Environnement et du Développement durable du Sénégal.

Le professeur Mame Thierno Dieng, ministre de l’Environnement et du Développement durable du Sénégal, a déclaré que l’objectif du programme est d’améliorer la gestion des risques naturels et anthropiques communs, en intégrant le changement climatique qui affecte les communautés et les zones côtières de la région de l’Afrique de l’ouest. Il s’exprimait lors du lancement WACA, en présence de ses homologues du Bénin, du Cap-Vert, de la Mauritanie, de Sao Tomé, entre autres, mais aussi d’Eric Lancelot, responsable du Secteur Développement durable de la Banque mondiale/Sénégal, et de Abdallah Boureima, Président de la Commission de l’UEMOA. D’après M. Dieng, le programme WACA accompagnele Sénégal, le Bénin, la Côte d’Ivoire, la Mauritanie, São Tomé et Príncipe et le Togo pour la mise en œuvre d’actions concertées en matière de politique côtière pour gérer de manière durable les zones côtières d’Afrique de l’Ouest. A l’en croire, l’évolution du littoral ouest africain est, depuis quelques décennies, une véritable préoccupation pour les populations avec une pression de plus en plus forte due à la croissance démographique et aux activités de développement, notamment la pêche et le tourisme.  Pour sa part, Eric Lancelot, Responsable du Secteur Développement durable de la Banque mondiale/Sénégal, a fait savoir que le programme WACA veut aider les communautés qui vivent près des côtes et dépendent d’elles pour leur survie. «  Le WACA, ce sont deux composantes complémentaires. Nous avons commencé par un projet d’investissement pour la résilience (WACA ResIP) dans six pays : le Bénin, la Côte d’Ivoire, la Mauritanie, le Sénégal, le Togo et Sao Tomé-et-Principe, tous représentés aujourd’hui. A présent, notre ambition est d’établir une plateforme régionale pour accélérer l’échange de connaissances, encourager le dialogue politique et mettre à l’échelle le financement pour faire face à l’érosion côtière », a-t-il expliqué. Et de poursuivre : « Pour améliorer notre niveau collectif de connaissances, nous sommes fiers d’annoncer un appel à innovation visant à trouver des solutions à l’érosion liée aux ports ».  A l’en croire, cet appel sera lancé en janvier prochain pour récolter les propositions sur une période de neuf mois. Il sera demandé aux entreprises de fournir des solutions d’ingénierie et d’infrastructure qui seront intégrées au portefeuille de solutions du projet WACA ResIP et des futurs projets abrités par la plateforme WACA. Les innovations et entreprises retenues seront annoncées d’ici la fin septembre 2019.  Quant à Abdallah Boureima, président de la Commission de l’UEMOA, il a rappelé que le programme régional  de lutte  contre l’érosion côtière a nécessité un appui financier  de la commission pour un montant  d’environ 9 milliards de F FCA  en vue  de  la réalisation  d’un  ouvrage de  protection  côtière  du schéma directeur du littoral ouest africain. D’après lui, les populations côtières sont particulièrement vulnérables face aux effets du changement climatique, en particulier les couches pauvres  dont les moyens de subsistance dépendent grandement de ces ressources naturelles. Si Chaque année des milliers d’habitants des zones côtières  sont menacés par des inondations, des accentuations de l’érosion côtière, les pertes économiques en résultent d’année en  année.

Zachari BADJI


Source : Rewmi.com

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