VOTE BUDGET MINISTERE DU COMMERCE : Une baisse de 9 004 864 180 FCFA annoncée

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Le budget du ministère du Commerce, de la consommation, du secteur informel et des PME a connu une baisse de 9004864180 F CFA, soit 58,26%.

Le budget du ministre du Commerce, de la Consommation du secteur informel et des PME a été arrêté à la somme de 6450769080 F CFA, contre 15455633260 F CFA en 2017, soit une baisse de 9004864180 F CFA en valeur absolue et 58,26% en valeur relative. Cette diminution s’explique par la baisse significative des dépenses d’investissements et des dépenses en capital. En analysant les performances actuelles dans les secteurs du commerce, de la consommation, de l’informel et des PME, le ministre a indiqué que de manière globale, le rythme annuel moyen des performances des différents secteurs à la charge du ministère ne cesse de s’améliorer.

« Les exportations se sont chiffrées à 1371,2 milliards en 2016 »

Au titre de l’année 2016, les exportations du Sénégal se sont chiffrées à 1 371,2 milliards de F CFA contre 1342,6 milliards en 2015. L’augmentation résulte de la hausse des exportations d’or non monétaire, d’acide phosphorique, de ciment et de produits halieutiques. Cependant, de l’avis du ministre du Commerce, cette tendance haussière a été ralentie par le repli des ventes à l’extérieur des phosphates et des produits arachidiers, en dépit du relèvement des arachides non grillées. Les performances réalisées ont été favorisées par une conjoncture mondiale marquée par la baisse des produits pétroliers, les résultats d’une politique d’amélioration du pouvoir d’achat des concitoyens, l’accès aux marchés internationaux ainsi que l’accompagnement des entreprises nationales.

Le ministre Alioune Sarr a révélé, hier à l’Hémicycle, que depuis cinq ans, les prix des denrées ont connu des baisses comprises entre 3% et 25% sur les denrées comme le riz brisé non parfumé, le pain, la farine, le gaz et l’huile. Il reste vigilant sur les prix de certaines de ces denrées (riz brisé non parfumé, huile végétale, sucre cristallisé) fixés par arrêté ministériel et faisant l’objet d’une surveillance stricte et régulière.

La promotion des échanges commerciaux, ajoute-t-il, est au coeur du dispositif qui permet d’améliorer la compétitivité de nos produits et de développer l’offre d’exportation. Des résultats satisfaisants ont été enregistrés. Ainsi, le volume d’exportation de la mangue est en hausse constante. Il a été de 16937 tonnes en 2015, soit 23% de plus que la période 2014-2016.

Parlant de la régulation du marché de l’oignon, le ministre a indiqué que le gel des importations de ce produit, pendant sept mois, a permis d’approvisionner le marché en oignon local jusqu’au mois d’août, avec une production de l’ordre de 367500 tonnes. Pour la carotte, il a été constaté que le taux de couverture de la consommation nationale par la production locale a correspondu aux sept mois de gel des importations de ce produit. La commercialisation de cette année est estimée à 23933 tonnes contre 21300 tonnes en 2016. Pour le marché de la tomate, il a été collecté auprès des producteurs locaux 52601 tonnes sur un objectif de 75000 tonnes. Cette campagne, relève le document, est la meilleure des 5 dernières années. Elle a connu un taux d’accroissement de 84,48% par rapport aux 24089 tonnes de tomates collectées, l’année passée.

Dans le cadre du renforcement de la sécurité et de la protection des consommateurs, le ministre Alioune Sarr a expliqué qu’il s’agit, dans l’année budgétaire 2018, de consolider les résultats satisfaisants en termes de stabilité des prix. Concernant la régulation des marchés des produits agricoles, il est prévu de densifier la politique de mise en place des plateformes de commercialisation de produits locaux dans les zones de production. Pour atteindre cet objectif, il faudra insister sur la promotion commerciale des biens et services.

En outre, le ministre du Commerce, de la Consommation, du Secteur informel et des PME a annoncé une baisse de 3 à 25% sur les prix des denrées, entre 2012 et 2017; 15 à 25% pour l’hydrocarbure. Le prix du litre d’essence était à 889 F CFA en 2012, aujourd’hui il est à 695 F CFA, soit 194 F CFA de baisse sur le litre. Pareil pour le gasoil. « La baisse des prix était une préoccupation importante des Sénégalaises et Sénégalais. C’est un engagement du chef de l’Etat », a souligné le ministre interpellé sur leur cherté. A propos de la formalisation du secteur informel, il a révélé que « l’ADPME, entre 2014 et 2016, a aidé 1950 unités économiques à la formalisation ».

AIDA DIENE

Source : sen360.fr

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