Transfert des activités aéroportuaires à l’Aibd- Les taximen de LSS dans l’angoisse

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Le regroupement des chauffeurs propriétaires de taxis de l’aéroport Léopold Sédar Senghor, a manifesté hier son inquiétude par rapport au transfert des activités aéroportuaires à l’aéroport international Blaise Diagne de Diass (AIBD).

« Nous voulons que l’Etat nous aide car nous souhaitons que tous les taximen de l’Aéroport Léopold Sédar Senghor (LSS) aillent à Diass. C’est ça notre bataille », a déclaré Elimane Thiaw, Secrétaire général du GIE regroupement des chauffeurs propriétaires de taxis de l’aéroport LSS. Il l’a fait savoir hier lors d’un point de presse, en compagnie d’Ousmane Sarr, président du GIE. D’après le Secrétaire  général, c’est le Conseil exécutif des transports urbains de Dakar (CETUD) qui gère ce volet. « Il nous a fait comprendre qu’à Diass, ils ont besoins de 500 taxis et au niveau de LSS, nous ne sommes que 357. Actuellement, ils disposent de 100 taxis parce qu’ils disent qu’ils veulent des taxis neufs. Ils n’ont pas encore fait le dispatching. Pour l’obtention des véhicules, le dossier est généré par la Banque of Africa », a-t-il expliqué. A l’en croire, ils ont proposé deux catégories de véhicules, à savoir les marques Toyota Yaris, à essence, et Fiat à gasoil. Concernant la première, on demande un apport personnel de 1.033.000 francs  CFA et,  pour la seconde, 850.000 francs CFA.  « Cela n’est pas à la portée de tout le monde. C’est cher pour un chauffeur  de taxi quand on lui demande  de verser  cette  somme en l’espace  d’un mois » a-t-il martelé. Ainsi, ces taximen ne comptent pas  s’arrêter car ils vont continuer les discussions avec les autorités demain (ndlr : aujourd’hui). « Nous leur avons proposé  de voir l’état actuel de notre parking  parce que  c’est  lui qui assure le trafic de LSS.  Nous ne voyons pas pourquoi ne pas utiliser ces véhicules pour assurer le trafic au niveau de DIASS ?», s’est interrogé M. Thiaw.  Et d’indiquer  qu’ils sont pour les véhicules neufs parce que tout un chacun veut  qu’on améliore son outil de travail, mais le prix est trop cher pour eux. A cet effet, rappelle-t-il : « Nous avons eu à faire un renouvellement avec les taxis iraniens dont le prix était de 6.500.000 francs CFA. Nous nous sommes retrouvés à presque 11 millions cause avec des taxes et des intérêts des banques ». A l’en croire, ce sont les conditions de  transfert des activités de l’aéroport Léopold Sédar Senghor à l’aéroport international Blaise Diagne de Diass (AIBD) qui posent problème. S’agissant des taximen qui n’iront pas à Diass, « nous  préconisons la continuité de notre GIE car nous sommes déjà une famille », a-t-il  conclu.

Zachari BADJI


Source : Rewmi.com

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