Thiès : 15 ans de travaux forcés contre le voleur et violeur Ibrahima Keïta et ses acolytes

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Quinze ans de travaux forcés! C’est la sentence qu’a rendue la Chambre criminelle du Tribunal de Grande Instance de Thiès contre Ibrahima Keïta, menuisier né en 1988 à Thiès, et ses deux acolytes, Malick Sylla alias Boy Niang et Mamadou Ba qui, eux, ont été condamnés par contumace parce que toujours en cavale. Ces malfrats domiciliés tous au quartier Fayu à Thiès sont poursuivis pour association de malfaiteurs criminels, vol en réunion commis la nuit avec port d’armes, effraction et viol. Non contents d’avoir fait irruption dans la maison du sieur Issa Ndao, ils avaient violé à trois reprises sa femme, NWF, et soustrait divers objets. Tels sont les forfaits commis par Ibrahima Keïta et ses complices Malick Sylla alias Boy Niang et Mamadou Ba.  C’était dans la nuit du 13 au 14 avril 2016, entre 02h et 03 du matin au quartier Fayu à Thiès. Les malfrats, après avoir défoncé la grille de la fenêtre de la cuisine pour pouvoir accéder dans l’immeuble, y ont volé un ventilateur, un ordinateur portable de marque HP mini, six bagues en or, une paire de boucles d’oreilles en or, deux téléphones portables de marque Samsung, une chaine à musique, des clés USB Eiffage, une lampe torche et la somme de 110.000 fCfA au préjudice de Issa Ndao qui en est le propriétaire. Un vol commis avec effraction et port d’armes. Dans les mêmes circonstances de temps et de lieu, les trois acolytes  ont volé deux machines à coudre, des coupons de tissu Getzner, wax, brodé,
des habits prêt-à-porter dans le salon de couture de la dame Safiétou Gaye. Ibrahima Keïta est aussi accusé d’avoir commis un acte de pénétration sexuelle avec violence, surprise, menace ou contrainte sur la personne de NWF, l’épouse du sieur Issa Ndao dont le domicile a été cambriolé par eux. Il ressort du certificat médical daté du 14 avril 2016 établi par le Dr Jean Martin Zino que le prélèvement vaginal effectué sur la pauvre dame a montré la présence de spermatozoïdes, faisant état d’un rapport sexuel récent. Les allégations de NWF ont été par ailleurs corroborées par celles du témoin Kadialy Manga, selon lesquelles l’un des voleurs en fuite, Malick Sylla, lui avait fait savoir qu’Ibrahima Keita avait bel et bien violé l’épouse d’Issa Ndao lors du vol. En tout état de cause, les blessures constatées par le certificat médical au niveau de la main droite de la victime confortent bien les déclarations de la victime selon lesquelles l’inculpé l’avait menacée avec un coupe-coupe avec lequel il l’avait même blessée à la main droite. Une preuve pour asseoir le viol allégué par NWF. Laquelle explique que cette nuit-là, les trois gaillards l’ont trouvée dans sa chambre et menacé de la tuer si jamais elle criait. Prise de peur, elle a tenté de saisir l’arme blanche avec laquelle on la menaçait, ce qui lui a occasionné des blessures à la main droite. Pendant qu’Ibrahima Keita la violait, les deux autres, eux,  volaient des objets dans la maison. Elle précise avoir reconnu Ibrahima Keita, dont elle avait sollicité les services une fois dans le passé pour réparer la porte de sa chambre à coucher, par le timbre de sa voix et le pantalon treillis qu’il portait souvent. Il s’y ajoute qu’au moment où il la violait, les poils de sa barbe la piquaient. Aussi, explique-t-elle, le malfaiteur, un instant, avait brièvement  enlevé sa cagoule pour l’embrasser, et elle a eu le temps de le dévisager. La malheureuse épouse a aussi soutenu avoir reconnu Malick Sylla, qu’elle avait employé un jour en tant que maçon, par sa démarche singulière du fait qu’il aime imiter les lutteurs et par le timbre de sa voix car, soutient-elle, « au moment où son acolyte me violait, il lui demandait de me laisser en paix ». Et de préciser que ces deux mis en cause fréquentaient la maison contiguë à la leur. Quant à la couturière Safiétou Gaye, qui elle aussi avait porté plainte contre l’accusé et ses complices en cavale, elle a déclaré que ces individus avaient défoncé la porte de son atelier de couture qui se trouve dans la maison de NWF, la nuit des faits, pour emporter divers objets. Le président de la chambre criminelle du Tribunal de Grande Instance de Thiès, après le réquisitoire du procureur, a condamné Ibrahima Keïta et ses acolytes Malick Sylla alias Boy Niang et Mamadou Ba à 15 ans de travaux forcés. Ces deux derniers, toujours en cavale, ont été condamnés par contumace Le Témoin

Source : DakarActu.com

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