PARTICIPATION AU DIALOGUE POLITIQUE : Le Cosce et la Pacte définissent les préalables

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Le Cosce et la Pacte ont, dans un communiqué, défini un certain nombre de préalables pour participer aux concertations politiques entamées depuis le 21 novembre dernier.

Les acteurs de la société civile, regroupés au sein du Collectif des organisations de la société civile pour les élections (Cosce) et de la Plateforme des acteurs de la société civile pour la transparence des élections (Pacte) sont prêtsà prendre part au dialogue politiqueen cours. Cependant, ces deux organisations ont, dans un communiqué conjoint, définit les préalables de leurs participations à ces conclaves.

D’après ces structures dirigées par le Pr. Babacar Guèye (Cosce) et Abdoul Mazide Ndiaye (Pacte), « il serait judicieux d’instaurer un climat favorable à un dialogue constructif, sincère et inclusif ». Les deux organisations recommandent également la définition des règles de la concertation et son ordre du jour pour qu’ils soient acceptés par toutes les parties. Toujours dans le communiqué conjoint, les signataires souhaitent l’engagement des parties à respecter les règles consensuelles sans aucune modification dont la mise en place d’un cadre propice doté de moyens d’investigation adéquats et présidé par une personnalité neutre.

Ils pensent, en outre, que le gouvernement ne doit pas ranger aux oubliettes les conclusions qui seront issues de ces concertations. Ces membres de la société civile l’engagent, par conséquent, à installer une commission ad hoc de suivi des recommandations.

« Vu la récurrence des contestations et récriminations sur le fichier électoral, les acteurs devront, d’ores et déjà, élaborer les termes de référence d’un audit indépendant. Cela contribuerait à lever les suspicions et à restaurer la confiance », soutiennent-ils dans la note.

Il n’empêche que les deux organisations de la société civile acceptent de prendre part à ces concertations entamées le 21 novembre dernier, si leurs préoccupations sont prises en comptes. Toutefois au cas contraire, ils participeront à titre d’observateurs.

Par ailleurs, le Cosce et la Pacte sont d’avis qu’il est nécessaire d’évaluer, avec l’ensemble des acteurs, le processus électoral et de s’accorder sur des mesures consensuelles de son amélioration, avant d’amorcer le cycle électoral qui pointe à l’horizon. « Les dernières élections législatives ont révélé des manquements et des défaillances graves qui ont empêché de nombreux citoyens d’accomplir leur droit de vote et, de surcroît, accentué le climat de méfiance et de suspicion de certains acteurs politiques vis-à-vis de l’administration électorale et des organismes de supervision du processus électoral », rappellent Mazide Ndiaye et le Pr. Babacar Guèye.

Partant de ce fait, ils pensent que « l’absence d’une frange très significative de l’opposition aux concertations annihile tout espoir de bâtir un large consensusnational ».

HABIBATOU TRAORE

Source : sen360.fr

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