OpinionCandidature probable de Khalifa Sall : le pouvoir a-t-il lâché du lest ?

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Candidature probable de Khalifa Sall : le pouvoir a-t-il lâché du lest ?
Candidature probable de Khalifa Sall : le pouvoir a-t-il lâché du lest ?

Les choses se précisent pour la présidentielle de 2019. Les potentiels candidats en sont à leurs derniers réglages et consultent constamment leurs chargés des élections pour ne pas commettre d’erreurs fatales.

C’est pourquoi les deux leaders politiques dont la candidature est plus problématique, à savoir Karim Wade et Khalifa Sall, sont beaucoup plus attentifs que les autres. Convaincus d’être victimes de manœuvres de blocage de la part du régime de Macky Sall, ils redoublent de vigilance.

A ce propos, la procédure concernant Khalifa Sall semble être au point mort depuis de longues semaines. Tout indique, en effet, que rien n’a depuis lors été tenté pour accélérer la procédure et créer les conditions de l’irrecevabilité de son dossier de candidature.

En effet, le dossier devant être en cassation, la procédure reste donc inachevée et l’ancien Maire de Dakar sera donc probablement candidat à la prochaine élection.

Car, il faudrait que toutes les voies de recours soient épuisées pour que l’obstacle de la condamnation judiciaire puisse être retenu.

Aujourd’hui, il est clair que la procédure a sciemment, de la part de l’accusation, donc de l’État, connu certains retards.

Le pouvoir a dû lâcher du lest pour permettre à l’homme de se présenter. Et là-dessus, deux lectures possibles : Soit la pression Internationale, notamment l’arrêt de la Cour de la Cedeao, a obligé le Sénégal à revoir sa copie, soit le phénomène Ousmane Sonko a joué en faveur de Khalifa Sall.

Je m’explique. Le pouvoir sait, par des sondages et autres baromètres de mesure de popularité, que Sonko ne cesse de monter en flèche à l’intérieur du pays et dans la diaspora.

Un phénomène qui l’a surpris et n’entrant pas donc dans ses grilles d’analyse. Jusqu’ici, Karim Wade et Khalifa Sall étaient visés.

Alors, le régime se dit que s’il faut aller au second tour, vaut mieux que se soit contre Khalifa Sall que contre Ousmane Sonko dont il redoute la détermination et surtout la fougue de la jeunesse.

Ce calcul peut ne pas être seulement du pouvoir, mais aussi de certains partenaires du Sénégal qui craignent également l’ascension de Sonko.

Ainsi, la pression contre Khalifa Sall a été diminuée sciemment. Sa candidature va dès  lors mettre du bémol dans le dynamisme que connaît le jeune Sonko.

Le pouvoir cherche à atténuer ce phénomène par la « promotion » en filigrane de celui que l’on a cherché à abattre à tout prix.

Conséquence, aujourd’hui, Khalifa est presque oublié.

Or, tout le monde sait qu’en prison, il sera plus redoutable qu’on le pense lors des élections. Alors, que l’on ne s’étonne pas que quelque chose soit tenté pour le libérer.

Le pouvoir se préoccupant beaucoup plus à faire échouer les tentatives nombreuses de Karim Wade de se présenter.

Assane Samb

Source : SeneNews.com

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