Me Ciré Clédor Ly: « L’arrêt a été envoyé par Dhl »

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 De son côté, Me Abdou Dialy Kane estime que personne ne peut nier que l’arrêt de la Cedeao constitue un moyen pour les prévenus de disqualifier ce procès. « Vous avez l’obligation de nous entendre, alors permettez-nous de disposer de cet arrêt. La justice, quand elle s’empresse, elle s’égare », a-t-il dit. Egalement avocat de la défense,  Me Issa Diop a sollicité le renvoi en attendant de disposer de l’intégralité de l’arrêt. « Je suis avocat citoyen de la Cedeao. Mon pays, au moment où je vous parle, n’a pas encore quitté la Cedeao. Cette juridiction a rendu une décision. Je vous demande de renvoyer à huitaine ou à quinzaine pour disposer de l’intégralité de cet arrêt », a-t-il déclaré. Il sera conforté dans ses propos par Me Ciré Clédor Ly, selon qui, l’arrêt a été envoyé par Dhl et l’affaire ne peut pas être retenue. Reprenant la parole, le juge Kandji estime que la Cour a été régulièrement saisie et que les débats peuvent se poursuivre. S’agissant de l’arrêt de la Cour de justice de la Cedeao, Demba Kandji pense qu’il pourra faire l’objet de débat à tout moment de la procédure. Par ailleurs, les avocats de l’Etat, à l’image de Mes Baboucar Cissé et Ousmane Sèye, pensent que leurs confrères de la défense veulent gagner du temps en attendant de disposer de l’intégralité de l’arrêt. Dans la même verve, Me Moussa Felix Sow a confié : « l’arrêt doit être signifié à chacune des parties. C’est la raison pour laquelle vous avez dit, Monsieur le Président, que vous n’avez pas l’arrêt. On ne connaît pas les motivations de l’arrêt. Donc, rien ne s’oppose à ce que la procédure se poursuive. La Cour de justice de la Cedeao n’est pas une juridiction répressive. Elle n’est pas également une juridiction de 3e degré. Tout ça participe à ralentir la procédure. Qui peut nous garantir que la signification de l’arrêt sera faite ? C’est de bonne guerre dans la façon de retarder les choses. Mais, nous les attendons de pied ferme ». A sa suite, Me Szpiner a rappelé : « c’est eux (la défense) qui ont plaidé devant la Cour de justice de la Cedeao. Aujourd’hui, ils viennent vous dire qu’ils ne peuvent pas plaider ce dossier parce que n’ayant pas l’arrêt de la Cour de justice de la Cedeao. Une Cour ne peut juger que sur la base des éléments qui sont à sa disposition ». Pour finir, le parquet général a soutenu : « on vous demande de renvoyer pour attendre l’arrêt, mais la loi vous permet de joindre les exceptions au fond. Continuons et les exceptions vont être soulevées. Ces demandes de renvoi n’ont pas de sens ». L’audience a été donc suspendue et reprend ce matin.

Cheikh Moussa Sarr


Source : Rewmi.com

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