Les chiffres du secteur formel

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L’activité des entreprises du secteur formel s’est encore fortifiée en 2017, avec une valeur ajoutée qui a progressé par rapport à 2016, se chiffrant à 2187,4 milliards de FCFA, contre 2011,7 milliards de FCFA. 

 La production des entreprises du secteur formel, suivie dans la base du Centre unique de Collecte de l’Information (CUCI), a augmenté de 11,8% en 2017, après 6,9% en 2016. D’après la banque de données  économiques et financières de l’Agence nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD), cette progression est imputable à l’accroissement noté dans tous les secteurs, à savoir les BTP, les services, les industries et le commerce. Toutefois, malgré la hausse de la production, le résultat net est négatif dans le secteur des BTP et du commerce. S’agissant de l’accroissement dans les services, il  est lié à la progression dans les services de réparation, du transport et de la communication, des hôtels, bars et restaurants, de l’éducation et des services collectifs, sociaux et personnels. La hausse dans les BTP est en relation avec la préparation de sites et la construction d’ouvrages de bâtiment ou de génie civil et les travaux d’installation. La régression dans le commerce est due au recul enregistré dans les autres commerces tandis que la valeur ajoutée du commerce de véhicules, d’accessoires et de carburant a progressé de 10%. Concernant la répartition sectorielle de la valeur ajoutée, la part des services demeure prépondérante avec 49,2%. Les industries viennent en deuxième position avec 37,4%, suivies du commerce et des BTP. La part du commerce et des services s’est contractée respectivement de 0,8 point et 1,9 point au profit des industries et des BTP. Quant  au taux de valeur ajoutée des entreprises, il s’est légèrement déprécié de 0,7 point en ressortant à 23,9% en 2017, contre 24,6% en 2016, imputable à la régression notée dans le commerce et les services. Les BTP ont enregistré un accroissement de leur capacité à créer de la richesse, ainsi que les industries. Toutefois, les services ont le taux de valeur ajoutée le plus important.  Ainsi, note l’ANSD, la valeur ajoutée globale est essentiellement consacrée aux charges de personnel, 32,3% sont réservés aux dividendes et à l’autofinancement, 10,3% sont affectés aux frais financiers et 6,8% sont consacrés aux impôts. Ainsi, les charges de personnel constituent une composante importante des charges des entreprises.

Un léger repli de la pression fiscale

La pression fiscale, mesurée par le ratio « impôts sur le résultat sur valeur ajoutée », s’est abaissée de 0,4 point, passant de 8,6% en 2016 à 8,2% en 2017. Elle a respectivement progressé de 0,7 point et 1,2 point dans les industries et le commerce alors qu’elle s’est repliée de 5,1 points dans les BTP et de 1,0 point dans les services. Les industries ont, comme par le passé, le taux le plus faible. Le commerce enregistre la plus forte pression fiscale. Rapportée à la valeur ajoutée globale, la part de l’impôt sur le résultat s’est aussi légèrement contractée de 0,3 point en passant de 7,1% en 2016 à 6,8% en 2017. Malgré la baisse de leur part, les services restent prépondérants dans la structure des impôts supportés par macro-secteur. Ils sont suivis des industries, du commerce et des BTP. Pour la rémunération des rapporteurs de capitaux extérieurs mesurée par le poids des frais financiers dans la valeur ajoutée globale est restée stable en 2017 avec 10,3%. Ce taux est invariable dans les industries avec 12,7% et s’est abaissé de 2,5 points dans les BTP  et de 0,1 point dans le commerce. En revanche, il s’est apprécié de 0,3 point dans les services.

 

Un recul de la part de l’autofinancement dans la répartition de richesse 

Malgré la légère progression de l’Excédent brut d’Exploitation (EBE), la part des dividendes et de l’autofinancement dans la valeur ajoutée globale s’est dépréciée de 1,8 point. Elle s’est établie à 32,3% en 2017 contre 34,1% en 2016, réduisant les capacités des entreprises à autofinancer les investissements et à rémunérer les apporteurs de fonds. Elle a chuté dans trois macro-secteurs, à savoir les industries, le commerce et les services. Par contre, elle s’est améliorée dans le secteur des BTP.

 

Zachari BADJI

 

 

 

 


Source : Rewmi.com

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