IDRISSA SECK SUR LA LEVEE DE L’IMMUNITE DE KHALIFA SALL : « Les députés qui ont pris cette décision portent une très lourde responsabilité… »

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En visite hier dans la ville sainte de Tivaouane, en prélude au Gamou, le président du parti Rewmi, Idrissa Seck, a indiqué que les parlementaires qui ont procédé, avant-hier, au vote de la levée de l’immunité parlementaire du député-maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, « portent une très lourde responsabilité devant l’histoire » de leur pays.

Venu présenter ses voeux au khalife général des tidianes, Serigne Mbaye Sy Mansour, et à la Umma islamique, en prélude à la célébration de la naissance du Prophète Mouhamed (Psl), Idrissa Seck en a profité pour revenir à la charge, suite à la levée de l’immunité parlementaire du député Khalifa Ababacar Sall, en prison depuis huit mois. Dans cette affaire, le leader du parti Rewmi ne va pas très loin dans la recherche des coupables. Pour Idrissa Seck, les premiers responsables, ce sont les députés qui, en plénière avant-hier, n’ont pas hésité à ouvrir la voie du procès à leur collègue. « Les députés qui ont pris cette décision, avant-hier (samedi) à l’hémicycle, portent une très lourde responsabilité devant l’histoire du Sénégal. Le maire de Dakar ne peut être poursuivi, ni détenu », lance-t-il d’abord. Avant d’incriminer le président de la République.

« C’est la première fois, et de façon systématique, que le chef de l’Etat organise, manipule la justice dans le seul but d’écarter de la compétition électorale des adversaires potentiels. Et cela, aucun de ses prédécesseurs ne l’aura fait. On ne peut pas déshabiller quelqu’un sans l’avoir habillé au préalable. Lever l’immunité parlementaire signifie obtenir de l’Assemblée nationale l’autorisation pour poursuivre ou détenir un député. Donc, on ne sollicite cette immunité parlementaire que pour quelqu’un qui est en liberté et que l’Etat a envie de poursuivre ou de détenir », justifie l’ancien Premier ministre de Me Abdoulaye Wade.

Poursuivant son réquisitoire, le président du parti Rewmi affirme que le dossier Khalifa Ababacar Sall « est une affaire politique ». Idrissa Seck de préciser qu’en procédant à la levée de l’immunité parlementaire de leur collègue, les députés ont tout simplement violé la Constitution de leur pays. « C’est la charte fondamentale du pays qui organise l’immunité du parlementaire, en disant qu’il ne peut, en aucune circonstance, être poursuivi ou détenu sans l’autorisation de l’Assemblée nationale. C’est pour cela qu’il se présente devant cette Assemblée nationale pour solliciter la levée de cette immunité. Mais, encore faudrait-il qu’avant d’aller demander l’autorisation à l’Assemblée nationale, qu’on reconnaisse son autorité en libérant le député en question et en suspendant les poursuites. C’est une simple question de bon sens », a soutenu l’opposant au régime du président Sall. Aussi, estime-t-il que cette violation doit révolter « l’ensemble du peuple sénégalais et ceux qui sont épris de droit et de la règle de droit ».

Abordant sa tournée politique en perspective de la présidentielle et des locales de 2019, Idrissa Seck rappelle que celle-ci se passe à merveille. « Je rencontre les populations du Sénégal et je dialogue avec elles », se félicite le président du Conseil départemental de Thiès.

Reçu cette année par Serigne Mbaye Sy Mansour, après sa visite avortée lors de l’édition de 2015, Idrissa Seck a sollicité des prières auprès du marabout pour la « paix et la prospérité » au Sénégal, en Afrique et dans le monde.

GAUSTIN DIATTA (THI?S)

Source : sen360.fr

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