Edito-Poétisé : PSE, un Pays Sans Eau (Par Ababacar GAYE)

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A Ndoumbélane les sources ne cessent de tarir
Et le peuple, assoiffé, ne peut qu’en souffrir
Las de s’en languir, il exige le retour sans délai
De l’or bleu qui nargue l’Etat et ses cents délais.
Le vingt juillet ! Tel fut la date du premier ministre
Mais au soir de ce jour, tous sont restés les mines tristes
Dans nos sèches oreilles encore et encore résonnent
Les promesses fermes et salvatrices du meneur Boune Dionne
Coucher sans eau pour se réveiller sans eau, que c’est sale !
Et cela assombrit le clair bilan du président Sall.

Des milliards de francs injectés dans un secteur en vain
L’interminable pénurie en eau est un pur signe d’échec
Pourtant KMS 3 nous était vanté avec beaucoup trop de bien
Mais rien de concret jusque-là puisque les robinets sont encore à sec
Des plans, ils en ont conçus, conscients de ce que vaut l’eau
Leurs plans nous ont déçus car tous tombent à vau-l’eau.

Il est temps que soient décelées les interminables failles
Autrement, il faudra gentiment remercier le ministre Faye
L’eau est source de vie, il ne faut point la confier
A quelqu’un à la parole de qui l’on ne peut guère se fier.

Vouloir convaincre un peuple et le laisser sans eaux
C’est désirer faire marcher une personne sans os
L’ange des âmes n’a pas besoin de mettre sous nos gorges sa faux
Car sans eau la faucheuse nous emporte, ce n’est pas faux.
Plus qu’alarmante, la situation devient simplement apocalyptique
A chaque réveil, le peuple voit les choses empirer
Aucune goutte ne suinte, décourageant les narcissiques
Qui ne se mettent plus face au miroir pour se mirer.

A Ndoumbélane, la torture d’une vie sans eau est à partager
Puisque les uns en souffrent, les autres ne doivent pas échapper
Drôle ! Quand un leader consumériste réclame que soit démocratisée
Une pénurie aussi grave que les sociétés ne peuvent maîtriser
On ne peut que croire que de nos leaders nous sommes malades
Eux qui étanchent leur soif et laissent le bas peuple en rade.

A Ndoumbélane, pour l’hygiène, il ne faut que compter sur soi
Retrouver les bornes fontaines d’antan demeure le meilleur choix
Aucune vie n’est possible si aucune eau ne coule
Et sans eau à suffisance le navire de l’émergence coule !
Sans eau on ne peut éteindre le feu de la colère qui consume
Tout sur son passage et même les plus solides régimes.

Par Ababacar GAYE

Source : SeneNews.com

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