EditorialEdito-Poétisé : longue liste de morts : bravoure ou bavure, le choix vous est donné !

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Un, deux, trois, dix et je me lasse
De compter les bavures qui dans mon pays se passent
Il ne se s’écoule plus un mois sans qu’on n’épilogue
Les morts mystérieuses qui ne connaissent jamais d’épilogue
Des personnes perdent la vie après une simple convocation
Comme si torturer à mort devient leur nouvelle vocation.

La police est pour un peuple ce qu’est la sève à l’arbre
Mais à force de s’inviter sinistrement dans des macabres palabres
Elle finit par n’être que l’ombre d’un apathique fantôme
Hantant le sommeil des gens et les enfermant dans un dôme
Une police responsable est ce qu’il y a de meilleur dans ce monde
Mais sans retenue ni grandeur, elle rend ce monde immonde.

Que de meurtres n’accuse-t-on aux forces qui préservent
Au prix de leurs vies les nôtres avec un intérêt sans réserve
Mais que vaut bien à nos yeux une héroïque bravoure
Si pour un rien elle peut se transformer en une sadique bavure ?
Que faire si une simple interpellation devient un synonyme d’adieu
Parce que la mort nous attendrait impatiemment dans ces lieux ?
Quand la convocation devient un certificat de genre de mort,
Que l’on lit impuissamment parce que juste l’on aurait tort
Si pour une question de vol présumé on passe da vie à trépas,
Nous sommes tous en danger ; qu’on le sache ou qu’on ne le sache pas !

Au rythme où fanent les roses, on risque de voir se développer
Une phobie de la police qui nous aura hélas enveloppés
Dans un genre de défiance où se regarderont en chien de faïence
Policiers et populations qui se rejetteront les défaillances
Dans un Etat de droit, ces deux entités sont partenaires
Travaillant de concert dans une entente légendaire
Dans un Etat de droit, interpellation n’est point punition
Un policier doit rester zen même s’il a des munitions.

Il est temps que cela change, ces morts ne s’expliquent
Ni par une autopsie biaisée ni par un supérieur qui communique
Pour laver à grande eau ses éléments incriminés
Il est temps que la police retrouve son caractère de jadis
Et s’acquitte de son devoir sans nos vies torpiller
Cette police nous est une famille et je ne souhaite qu’on la maudisse
Dominique Lopy, Elimane Touré, Mamadou Diop dit Seck Ndiaye
Saliou sarr qui récemment s’est rendu au commissariat de Thiaroye
Tous ont subi des bavures que la police ne cesse de réfuter
Devant un Etat qui comme complice n’a cure de voir ces fils tués.

Par Ababacar GAYE

Source : SeneNews.com

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