Développement durable : Les producteurs à l’école de l’agenda 2030

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Le Conseil des organisations non gouvernementales d’appui au développement (Congad) et le Conseil national de concertations des ruraux (Cncr) ont tenu un atelier  de renforcement des capacités des producteurs sur la mise en œuvre et le suivi de l’agenda 2030 au Sénégal. L’objectif est de partager le cadre légal, institutionnel, les politiques, programmes, réformes  dans les secteurs de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche et de l’agroforesterie, en vue de relever les progrès, les acquis et les limites.

Les objectifs du  programme de développement durable à l’horizon 2030 est un engagement mondial qui visent l’éradication de la pauvreté absolue à une bonne prise en charge des changements climatiques, en passant par l’égalité des sexes et l’évolution des modes de consommation et de production. Il a été noté que malgré les progrès réalisés par le Sénégal au terme des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), d’énormes défis restent encore à relever. Il s’agit de  la persistance de la pauvreté et des inégalités sociales, le chômage et le sous-emploi, l’accessibilité financière et géographique aux soins de santé, la qualité de l’éducation, la vulnérabilité croissante à l’insécurité alimentaire, les inégalités entre les femmes et les hommes, entre autres. Selon le Directeur général de la planification des politiques économiques, Gabriel Sarr, le Programme 2030 est fondé sur le principe crucial de «Ne laisser personne de côté», qui vise à garantir que les ODD atteignent les groupes les plus vulnérables et les plus marginalisés de la société. « Le concept “Ne laisser personne de côté” signifie que dans le suivi des progrès, aucune cible ne sera considérée comme atteinte à moins de satisfaire tous les groupes sociaux et économiques, en particulier les plus pauvres et les plus marginalisés », dit-il. Et de renchérir : « L’accord sur les Objectifs de développement durable exige une vigilance constante, particulièrement pour s’assurer que les groupes les plus discriminés comme les femmes, les personnes ayant un handicap, les jeunes, les producteurs ruraux, etc., sont réellement inclus dans les politiques et les programmes de développement ».

Pour le Directeur exécutif du Congad, Amacodou Diouf, les producteurs se retrouvent dans les secteurs de l’agriculture, de la pêche, de l’élevage, de la sylviculture, de l’agroforesterie et sont très souvent confrontés à l’absence d’encadrement et d’insuffisance de moyens de production. « Ils font face aux difficultés d’accès au financement, à la formation, aux intrants, matériels et équipements pour améliorer la production et la productivité. C’est pourquoi nous révisons tous les secteurs agriculture, pêche et l’élevage», dit-il. Ce dernier soutient que ladite structure travaille pour mieux s’adapter dans la collecte de données sur ces secteurs clés. « Nous faisons le suivi en décentralisant le plus possible ces actions par une internationalisation de ces données pour aller au plus bas de l’échelle », renseigne-t-il.

 

Ngoya NDIAYE

 

 


Source : Rewmi.com

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