« Commission vérité, réconciliation et réparation »: Amnesty salue l’ouverture des audiences

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Amnesty International, par la voix de sa Directrice régionale pour l’Afrique de l’Ouest et du centre, Marie-Evelyne Petrus Barry, a salué l’ouverture, hier lundi à Banjul, des audiences de la Commission vérité, réconciliation et réparation (TRRC) de Gambie.

 Amnesty International a déclaré que « l’ouverture des audiences de la TRRC est un grand pas vers la justice, la vérité et les réparations en Gambie et démontre le réel engagement du gouvernement à rompre avec un passé de violations systématiques des droits humains ». Marie-Evelyne Petrus Barry a ajouté : « nous espérons que les témoignages et les informations recueillis pendant ces audiences permettront de révéler la vérité et de la rendre publique, et de contribuer à réaffirmer l’engagement envers la justice et l’obligation de rendre des comptes pour les Gambiens et Gambiennes qui ont été victimes d’atteintes aux droits humains pendant plus de 22 ans ». Il faut dire que la Commission vérité, réconciliation et réparation (TRRC) a été créée et lancée le 5 octobre 2018 en vue d’examiner les violations des droits humains qui auraient été perpétrées pendant les 22 ans du régime de l’ancien président Yahya Jammeh, en exil en Guinée Equatoriale. Nous espérons que les efforts du gouvernement en vue de faire en sorte que cette TRRC implique toutes les parties intéressées, en travaillant avec la société civile et en incluant toutes les religions du pays, donneront à toutes les victimes qui souhaitent témoigner l’occasion de s’exprimer en public et en toute liberté », a encore dit la Directrice régionale pour l’Afrique de l’Ouest et du centre d’Amnesty international.

24 témoins entendus

En ce premier jour, le président de la Commission a indiqué que 26 cas majeurs qui se sont passés sous le régime Jammeh (1994-2016) seront enquêtés. 24 témoins ont été triés sur le volet pour être entendus. Un ex-officier de l’armée, Ibrahima Ismaël Thiongane était hier à la barre pour raconter le putsch de 1994. Il a narré les circonstances qui ont favorisé le putsch de 1994. Un pan de l’histoire entre le Sénégal et la Gambie a été raconté. Selon cet officier de l’armée gambienne, l’éclatement de la confédération Sénégambienne en 1989 a joué un rôle majeur. En ce sens que l’armée gambienne peu entraînée et mal équipée était démoralisée. Il a raconté aussi l’influence qu’a eu le commandement nigérian sur les officiers gambiens. Il faut rappeler que cette Commission a été lancée en octobre dernier. Elle est composée de 11 membres issus de toutes les couches du pays. La Commission a recu un mandat de 2 ans. Nous y reviendrons.

Cheikh Moussa SARR


Source : Rewmi.com

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