Aujourd’hui, 25 avril 1988 : le début du procès de l’opposant Abdoulaye Wade

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Aujourd’hui, 25 avril 1988 : le début du procès de l’opposant Abdoulaye Wade
Aujourd’hui, 25 avril 1988 : le début du procès de l’opposant Abdoulaye Wade

Non content des résultats de l’élection présidentielle de février 1988, Maître Abdoulaye Wade et son parti contestent les résultats et décident de faire face. Après la publication des résultats de ces élections présidentielles et législatives combinées, l’état d’urgence sera décrété par le régime socialiste et Maître Wade sera arrêté le 29 février 1988 avant d’être jugé ce jour du 25 avril.

Sitôt les élections terminées, Wade et ses partisans bottent en touche et refusent de reconnaître les résultats qu’ils jugent truqués. La réélection d’Abdou Diouf à 73,2% des voix est ainsi une pilule amère que les partis d’opposition d’alors ne veulent avaler. Avant même la proclamation des résultats, des incidents sont notés et beaucoup de violentes manifestations sont organisées à Dakar et Thiès notamment. Des violences qui vont aboutir à l’arrestation de nombre de ténors de l’opposition.

Le procès qui s’ouvre donc ce 25 avril 1988 servira de tribune au farouche opposant. Wade en profite pour s’attaquer au code électoral qu’il a toujours dénoncé. »Il ne faut pas vous laisser abuser, M. le Président. Un code électoral qui légalise la fraude est un code désordre », assène l’accusé Wade qui accuse à son tour le régime socialiste d’être à l’origine des troubles post-électoraux. Lors de ce procès, l’ancien président du conseil Mamadou Dia intervient comme témoin de la défense pour soutenir le pape du sopi. Celui-ci avait auparavant reçu le soutien d’une large coalition de l’opposition appelée « les 11 », structure coordonnée par Abdoulaye Bathily après sa libération le 2 mars 1988.

Ledit front de résistance exige entre autres la libération de Wade et ses co-inculpés dont Amath Dansokho et insiste sur la levée de l’état d’urgence à Dakar, l’organisation de nouvelles élections, le respect des libertés et des droits de l’opposition entre autres. Malgré la pression exercée par « les 11 » et l’assistance de ses 38 avocats, Wade va écoper lors de ce jugement d’un an avec sursis, Ousmane Ngom et Abdoulaye Faye acquittés pendant que Boubacar Sall est condamné à deux ans de prison ferme pour les perturbations survenues à Thiès le 26 février 1988.

Source : SeneNews.com

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